Microlinux et les arnaques au code SIREN

cheque1Depuis la création de mon entreprise en 2009, je reçois assez régulièrement des arnaques de boîtes diverses et variées, au siège social à Paris, à Hambourg, à Barcelone, et qui fonctionnent toujours d’après le même schéma. L’entreprise imite avec plus ou moins de succès le logo d’un organisme comme la Chambre de Commerce, la Chambre de Métiers ou les Pages Jaunes. Elle imprime ensuite un formulaire prérempli au nom de mon entreprise, en me réclamant des frais d’inscription payables dans un délai assez bref. Et en prenant soin d’imprimer la mention fatidique « Offre publicitaire non obligatoire » en Arial 6 illisible.

Ce matin, j’ai encore reçu un de ces courriers. Voilà à quoi cela ressemble. Notez bien la mention légale écrite en pattes de mouche en haut à droite.

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En règle générale, ce genre de courrier est toujours accompagné d’une enveloppe préremplie et prépayée. La voilà.

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J’ai donc dûment signé le formulaire, je l’ai glissé dans l’enveloppe et j’ai mis le tout dans la boîte aux lettres de mon village. Je me demande juste si le fait que ma signature a débordé un peu ne sera pas gênant si jamais l’entreprise en question viendra me réclamer de l’argent en s’appuyant sur le contrat en question. :o)

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Microlinux et la dématérialisation en France

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Ma lettre ouverte à Emmanuel Macron

Montpezat, le 2 février 2016

Monsieur le Ministre de l’Économie,

mouettePermettez que je vous tende ma carte de visite. Je m’appelle Nicolas Kovacs, je suis autrichien, j’ai quarante-huit ans, et je vis en France depuis 1991. Installé dans un petit village du Gard, j’ai créé mon entreprise de services informatiques Microlinux en 2009.

Lorsque François Hollande a été élu Président de la République en 2012, je faisais partie de ceux qui se réjouissaient et sabraient le champagne. Aujourd’hui, près de trois ans et demi plus tard, il ne reste malheureusement pas grand-chose de cette euphorie initiale.

Je m’adresse ici à vous au sujet de la réforme de la formation professionnelle. Réforme calamiteuse, qui consiste peu ou prou à rendre caduque toute formation qui n’est pas certifiante. Réforme funeste, qui fait que des milliers de formateurs indépendants mettent actuellement la clé sous la porte en France. Réforme contre-productive, car elle met en péril aussi bien l’emploi que l’accès à l’emploi dans notre pays.

Permettez que je revienne brièvement sur mon parcours de micro-entrepreneur.

En 2008, puisque je ne trouvais pas de travail dans une région notoirement sinistrée par le chômage, l’idée de créer mon propre emploi a commencé à germer petit à petit dans un coin de ma tête. Créer une entreprise spécialisée dans le logiciel libre (Linux), et qui installerait aux entreprises et aux collectivités locales de la région des réseaux informatiques ultra-stables, à coût réduit. Ce qui a été déterminant pour moi, c’était le statut d’auto-entrepreneur (au temps où celui-ci ne s’appelait pas encore micro-entrepreneur) nouvellement instauré par le gouvernement de l’époque, notamment la simplification des démarches administratives par rapport aux statuts classiques trop contraignants pour tout créateur d’entreprise à envergure modeste. Mon entreprise informatique Microlinux a été créée le 3 août 2009. Un grand pas pour moi, un petit pas pour l’humanité.

Ces premières années d’amorçage de pompe, j’ai travaillé sept jours sur sept, soixante-dix heures par semaine en moyenne, j’ai fait une croix sur les jours de repos, et si je n’ai pas jeté l’éponge, c’est que je dois beaucoup à ma ténacité habituelle et au soutien indéfectible de ma compagne. Aujourd’hui, près de sept ans plus tard, tous ces efforts commencent petit à petit à porter leurs fruits, et je considère sans fausse modestie que mon entreprise est un succès, pour plusieurs raisons :

  • L’entreprise existe encore et n’a pas fait faillite.
  • J’arrive à payer mon loyer, à remplir le frigidaire et à payer mes factures. Je ne peux rien économiser, certes. Mais c’est déjà pas mal.
  • Je suis mon propre patron, et je fais un travail qui me passionne.
  • Depuis quelques mois, j’arrive même à me libérer une journée le weekend pour aller faire une randonnée ou un peu d’escalade.

Or, voici que l’existence de mon entreprise – tout comme celle de milliers d’entrepreneurs indépendants – est tout bonnement menacée par votre réforme de la formation professionnelle.

Depuis sa création, Microlinux est également organisme de formation professionnelle. La formation continue constitue une part significative de mon activité, environ un tiers, avec des variations selon les années. Je suis également auteur d’une série d’ouvrages informatiques pour l’éditeur Eyrolles (le plus grand éditeur d’ouvrages techniques en France). Mes stagiaires, jusque-là, étaient le plus souvent des salariés d’associations ou de PME de la région, qui profitaient de leur DIF (Droit Individuel à la Formation) pour suivre une formation en Administration Linux.

Je sais bien que votre gouvernement est fâché avec les nouvelles technologies et les logiciels libres, et qu’au vu des récents contrats signés entre le géant Microsoft et le Ministère de l’Éducation Nationale, vous préférez jeter l’argent par les fenêtres en achetant des licences propriétaires à prix d’or, en engraissant ainsi un monopoliste américain. Les entreprises et les associations, quant à elles, ne peuvent se permettre de dilapider l’argent qu’elles n’ont pas. Une manière assez simple de faire des économies (et plein d’autres bonnes choses au passage) c’est de migrer l’infrastructure numérique de Windows vers Linux, comme la Gendarmerie Nationale ou la NASA (et bien d’autres) l’ont fait.

Votre réforme de la formation professionnelle a mis un terme au bon déroulement des formations existantes, en venant mettre des bâtons dans les roues d’honnêtes entrepreneurs indépendants. La nouveauté, c’est que le DIF (Droit Individuel à la Formation) ne s’appelle plus DIF mais CPF (Compte Personnel de Formation). En soi, le Compte Personnel de Formation est une bonne idée, puisqu’il est désormais possible de cumuler les heures de formation d’année en année, et même de contrat en contrat.

Malheureusement, toutes ces heures cumulées ne serviront à rien en pratique pour la plupart des organismes de formation, étant donné que toutes les formations doivent désormais être obligatoirement certifiantes. Le gouvernement a certes cherché à supprimer des formations qu’il considère comme trop récréatives, comme les cours de poterie ou les stages de relaxation. Le problème, c’est que vous avez par là même vidé l’eau du bain avec l’enfant, puisque les formations non certifiantes – c’est-à-dire l’écrasante majorité des formations en France – sont ainsi toutes passées à la trappe. Dans le secteur numérique, par exemple, ce sont toutes les formations autour du référencement, des blogs professionnels, de la retouche d’images, les formations pratiques autour de Photoshop, de la suite Adobe, d’AutoCAD, les formations bureautiques autour des suites Office, ou encore les formations d’administration des réseaux et des serveurs en général et de Linux en particulier, etc. Tout cela a été balayé par le tsunami ravageur de votre réforme. Des milliers de formateurs indépendants ont dû ou sont en train de mettre la clé sous la porte à cause de votre réforme, étant donné que ces formations ne sont désormais plus prises en compte dans le cadre du DIF (ou du CPF, peu importe comment vous l’appelez) et que pratiquement aucun stagiaire n’a les moyens de les financer intégralement.

Permettez-moi une métaphore gastronomique. C’est un peu comme si vous annonciez haut et fort votre détermination à lutter contre le chômage dans le milieu de la restauration, et la première chose que vous faites, vous obligez les pizzaïolos, les chefs de cantine et les cuistots de brasserie de France et de Navarre à arborer une étoile Michelin pour pouvoir exercer leur profession. Les détracteurs rétorqueront que la recherche de la qualité constitue une incitation louable pour les professionnels. La pratique montrera qu’une telle réforme profitera avant tout aux restaurants trois étoiles. Ou alors, pour revenir à nos moutons, aux grandes entreprises de formation établies, qui ont l’habitude de payer leurs formateurs au lance-pierres. J’en sais quelque chose, pour avoir moi-même enseigné dans de telles conditions. Il y a comme une odeur de lobbying dans l’air.

Avant cette réforme, près de 60.000 formations par mois étaient prises en charge dans le cadre du DIF. Depuis la réforme, on obtient un total de 86.000 formations par an (Source : http://www.cpformation.com). Je ne vois que deux interprétations possibles. Soit les français ont subitement besoin de dix fois moins de formations. Soit vous avez tout simplement détruit le secteur de la formation indépendante. Ce démantèlement semble aller de pair avec une dématérialisation de vos services administratifs, confrontant les utilisateurs à une expérience de déshumanisation totale. Les portails Web mis en place constituent ainsi un amalgame déplaisant de rigueur et de pagaille. Des pages Web au visuel certes agréable, mais dont le contenu suit une logique de navigation pour le moins erratique. Des sites entiers dépourvus de la moindre rubrique d’aide, sans la moindre adresse de contact, sans le moindre numéro de téléphone. Par-ci par-là, des liens vers des documents PDF sans le moindre commentaire. Les documents officiels étant, quant à eux, rédigés non pas en français, mais en hexagonal.

Alors non, je n’ai pas les moyens d’embaucher une équipe pour se pencher plusieurs semaines durant sur les formalités de certification de ma formation. Je ne suis pas Don Quichotte, je n’ai pas de temps à perdre à me battre contre les moulins à vent de l’administration française, ni sauter à travers les cerceaux en feu qu’elle me tend. Il y a des jours où je me demande si je ne vais pas tout bonnement faire couler mon entreprise et revenir à la case départ en me mettant au chômage. J’aurais enfin le temps de bouquiner, de faire de l’escalade trois ou quatre fois par semaine, ou de découvrir les nombreux parcours VTT de la région. Peut-être m’inscrire à un stage de poterie ou un stage de relaxation.

En tant que formateur en Administration Linux, j’ai actuellement plusieurs demandes formulées par des salariés qui ont cumulé des heures de CPF. Je ne peux pas répondre à leur demande, pour la simple raison que les formations que je dispense avec succès depuis sept ans ne figurent pas sur votre liste agréée de formations officiellement certifiantes. Ces salariés ont maintenant le choix entre quatre formations certifiantes dispensées par une multinationale agréée par votre ministère. Ces formations ne leur sont d’aucun intérêt.

Monsieur le Ministre de l’Économie, si vous souhaitez – comme vous l’affirmez – relancer l’économie de ce pays et préserver des dizaines de milliers d’emplois, de grâce, revoyez votre copie. Repensez la réforme de la formation professionnelle. Vous clamez haut et fort votre volonté de lutter contre le chômage. Au vu des faits, c’est l’emploi que vous combattez.

Salutations citoyennes,

Nicolas Kovacs

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Un serveur de messagerie avec Slackware

dovecot-postfixVoici le début d’une série d’articles sur la mise en place d’un serveur de messagerie électronique sous Slackware Linux. La configuration d’un serveur de mails est un sujet d’une complexité effarante,qui décourage bon nombre d’administrateurs de serveurs. Il est vrai que la toile pullule de machines mal configurées que les spammeurs utilisent allègrement comme relais, et que l’on nomme à juste titre des « pompes à merde ».

Nous allons configurer notre serveur mail pas à pas, en commençant simplement et selon les règles du principe KISS. Nous utiliserons principalement Postfix et Dovecot pour mettre en place un serveur de messagerie IMAP raisonnablement sécurisé. À l’issue de ce tutoriel, nous obtenons un serveur capable d’envoyer et de recevoir des mails, et que nous pouvons utiliser avec le client Mozilla Thunderbird.

Pour l’instant, nous faisons abstraction de tout un tas de composants comme le SPF (Sender Policy Framework), le DKIM (DomainKeys Identified Mail), le greylisting avec Postgrey, le filtrage des spams avec SpamAssassin ou l’intégration d’antivirus comme ClamAV. Nous verrons tout cela par la suite. Dans un premier temps, notre seul souci consiste à disposer d’une base saine.

 

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Vue d’ensemble sur les certificats électroniques et le HTTPS

gpgCe matin, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de mettre au propre toutes mes notes éparpillées sur les certificats et le HTTPS que j’ai accumulées au fil des années. Les infos étaient disséminées en une série de HOWTOs incomplets, confus et/ou redondants, et j’ai donc décidé de mettre un peu d’ordre dans tout cela.

La gestion des certificats SSL/TLS est une compétence clé (c’est le cas de le dire) de tout administrateur de serveurs. Traditionnellement, l’acquisition d’un certificat électronique a longtemps été une procédure complexe et onéreuse. Je me suis penché sur les solutions gratuites, en expliquant leur configuration pas à pas. Le tout est désormais synthétisé dans un seul HOWTO :

La configuration du serveur Web Apache pour un hébergement HTTPS qui utilise ces certificats est expliquée ici :

La gestion des certificats n’a pas seulement été pensée pour le serveur Apache. Elle prépare déjà le terrain pour des applications comme les serveurs mail ou les serveurs de messagerie instantanée. À ce propos, la documentation sur le serveur XMPP Prosody a été revue pour prendre en compte cette nouvelle documentation :

Le fruit de tous ces efforts, c’est un bon point de la part des auditeurs, comme le montre la capture d’écran ci-dessous.

slackbox-ssl

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Installer Slackware Linux sur un portable Acer Aspire E17

Un client m’a amené son ordinateur portable en vue d’une migration vers Linux. C’est un Acer Aspire E17, muni d’une installation à peu près inutilisable de Microsoft Windows 10. J’ai pas mal expérimenté avec cette machine, et il m’a fallu une petite journée de travail pour venir à bout de tous les problèmes de configuration que pose ce matériel ultra-récent.

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Voici donc les notes que j’ai prises pendant l’installation, et qui détaillent une solution pour tous les points potentiellement problématiques : partitionnement, choix du système et du chargeur de démarrage, carte réseau filaire et sans fil, carte graphique, touchpad et webcam.

Et voilà à quoi ça ressemble :

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Installer Slackware Linux sur un portable HP Intel Atom

hpLa semaine dernière, un client m’a amené un ordinateur portable HP en vue d’une migration depuis Windows 8 vers Linux. Curieusement, la machine n’arbore pas la moindre indication quant au modèle, juste un petit autocollant « HP Pentium », et c’est tout.

J’ai essayé d’installer Slackware Linux 14.1 64-bits dessus, et après m’être cassé les dents pendant quelques heures avec les joies de l’UEFI, du Secure Boot, du Legacy Boot et de l’OS Boot Manager, j’ai finalement réussi à avoir un Linux qui tourne dessus… juste pour me rendre compte que le chipset de la carte graphique n’est pas géré par mon serveur graphique X.org apparemment trop vieux.

Avant de baisser les bras, j’ai tenté une installation de Slackware -current, étant donné que Slackware 14.2 sortira bientôt (dans une semaine ? un mois ? un an ?), et que ma MLED 14.2 est déjà pas mal avancée, ce qui pourrait me motiver à mettre les bouchées doubles pour en faire quelque chose de plus complet.

J’ai donc confectionné un DVD d’installation de Slackware -current à partir de mon miroir local, et après un peu plus d’expérimentation, j’ai réussi à installer un Linux bien propre sur cette petite machine.

Voilà le HOWTO qui explique en détail les points problématiques de l’installation, notamment les réglages du BIOS, le partitionnement GPT avec une partition EFI, la confection de l’initrd, ainsi que l’installation et la configuration du chargeur de démarrage GRUB.

Et voici à quoi cela ressemble :

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Acer 5715Z : Chauffe, Marcel !

Il y a quelques jours, un client m’a confié son ordinateur portable en vue d’une migration de Windows vers Linux. C’est une machine relativement ancienne, un Acer 5715Z doté d’une installation passablement moisie de Windows Vista. Vu qu’il n’y avait pas de données à récupérer, j’ai directement démarré sur une clé USB d’installation de Slackware Linux 14.1 64-bits, j’ai partitionné et formaté le disque, j’ai lancé l’installation et… la machine s’est éteinte brutalement au bout de quelques minutes. Aha, problème de surchauffe.

J’ai donc démonté le bestiau, ce qui était une tâche moins triviale qu’elle ne paraissait. Au bout d’une vingtaine de minutes, voilà ce que j’avais sur mon bureau.

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J’en ai profité pour enlever et nettoyer le ventilateur et les ailettes, décoller et recoller la pâte thermique, et vérifier les contacts du ventilateur au passage. J’ai remonté le tout, j’ai relancé l’installation, et… même problème. Extinction intempestive au bout de même pas cinq minutes d’utilisation.

Quelques recherches Google plus tard, il s’avère que ce modèle souffre d’un problème particulièrement vicieux. Ainsi, les gars de Acer ont eu la riche idée de confier la gestion du ventilateur de la machine non pas au BIOS, mais à un utilitaire disponible uniquement sous Windows Vista. En d’autres termes, impossible d’installer Linux sur cette machine, sous peine de la cramer. Non content de cela, l’utilitaire en question n’est disponible ni sous Windows XP, ni sous Windows 7. Wow. Faut le faire.

Comme il fallait s’y attendre, ce genre de fantaisie a déclenché une tempête de merde force 10 chez les clients, et Acer s’est empressé de fournir une mise à jour du BIOS qui vient corriger cette aberration.

Il ne restait plus qu’à flasher le BIOS sans disposer de Windows. Après redémarrage, le BIOS passe de la version 1.19 à la version 1.43. L’installation de Slackware Linux est en cours, et le ventilateur ronronne correctement.

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Le projet MLED reçoit son propre site

Après avoir été hébergé près de deux ans en annexe du site de mon entreprise, le projet MLED inaugure enfin son propre site Web dédié microlinux.eu. Jetez un oeil sur la page de présentation du projet et les caractéristiques. La documentation de MLED est à présent bien détaillée et vient sous forme d’une FAQ, d’un Guide d’Installation et d’un Guide de Configuration et de Maintenance. Jetez un oeil sur les ChangeLogs pour vous tenir au courant des derniers développements, et n’oubliez pas d’ajouter cette page de News à vos marque-pages. Enfin, l’intégralité du site est disponible en français et en anglais. Un gentil bonjour de la garrigue ensoleillée de la part de votre mainteneur MLED.

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Plank, un lanceur d’applications à la Mac OS X

dock_icon1-128x128Plank est un lanceur d’applications ou « dock » développé par l’équipe d’Elementary OS pour leur bureau Pantheon. Je n’utilise ni Elementary OS ni Pantheon, mais j’ai quand-même voulu intégrer Plank à mon bureau Xfce 4.12 tournant sous MLED, une base de Slackware Linux modifiée à ma sauce. Contrairement à Cairo Dock, Docky ou autres lanceurs, Plank reste assez minimaliste et léger en ressources. Il comporte juste les options qu’il faut, sans le côté « usine à gaz ».

plank

Dans sa configuration par défaut, le bureau Xfce comporte deux tableaux de bord, numérotés Tableau de bord 1 pour celui du haut et Tableau de bord 2 pour celui du bas. Dans un premier temps, il faut supprimer le tableau de bord inférieur, ce qui se fait en passant par les Paramètres Xfce > Tableau de bord. Dans le menu déroulant en haut de la fenêtre, sélectionner Tableau de bord 2 et cliquer sur le bouton Supprimer à côté du menu. Évitez de vous tirer dans le pied en supprimant le premier tableau de bord, comme j’ai pu le faire.

xfce-tableau-de-bord

Ensuite, dans le menu Applications, démarrer Accessoires > Plank. Si tout se passe bien, Plank s’affiche en bas de l’écran dans sa configuration par défaut, qu’on va peaufiner un peu. Afficher les Préférences de Plank en effectuant un clic droit sur l’icône symbolisant une ancre. Accessoirement, on peut ouvrir un terminal et afficher les Préférences comme ceci :

$ plank --preferences

Configurer Plank à sa guise. J’ai opté pour le thème Transparent, j’ai réduit quelque peu la taille par défaut des icônes tout en activant le zoom.

plank-1

Attention : si vous décidez de masquer l’icône du dock, vous ne pourrez plus afficher les Préférences par un clic droit, et il vous faudra obligatoirement passer par l’option de la ligne de commandes décrite ci-dessus.

plank-2

En temps normal, Plank est censé se lancer automatiquement lors de l’ouverture de votre session Xfce. Si jamais il ne s’affiche pas pour une raison ou pour une autre, il suffit de repasser par le menu Applications > Accessoires > Plank.

Enfin, il faut aller dans les paramètres du compositeur Xfce et décocher l’ombre sous les fenêtres du dock, sous peine de voir apparaître un trait horizontal dans la partie inférieure de l’écran.

plank-compositeur

Voilà une petite vidéo pour vous donner une idée à quoi ça ressemble. Je vous conseille de la visionner en HD plein écran, si vous pouvez.

Plank est disponible dans les dépôts MLED, dans les extras.

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